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Cheminée

Cheminée à bûches

Cheminée de salon

La cheminée désigne en premier lieu le conduit construit en dur qui évacue la fumée, les vapeurs toxiques et autres déchets de la combustion. Il peut comprendre les conduits dépassant des toits d’une maison mais également d’une usine ou de machines nécessitant l'évacuation de fumées.

Les constituants de la cheminée

Par élargissement, le mot “cheminée”, en intérieur, désigne le foyer et le conduit. En neuf ou en rénovation, ce type de cheminée est un élément de décoration mais également un élément de chauffage, principal ou secondaire.

L’âtre ou le foyer

L’âtre, ou foyer, est le lieu où se réalise la combustion. La réalisation d’un âtre nécessite des matériaux résistants aux chaleurs fortes, la pierre ou le béton. Il existe deux types de foyers, les foyers ouverts et les foyers fermés, présentant chacun des avantages selon ce qui est souhaité.

  • Le foyer ouvert

Le foyer ouvert est le concept traditionnel du foyer. Identique au moyen-âge, il est constitué d’un espace, plus ou moins vaste selon les souhaits, pour réaliser la combustion. Dans cette disposition de la cheminée ouverte, le processus de flambée se réalise par un phénomène de courant d’air qui apporte l’oxygène et favorise la combustion. Pour cela, il est nécessaire de créer de légères ouvertures autour des fenêtres de la pièce où est située la cheminée pour faciliter le passage de l’air qui, avec l’appel d’air du conduit, alimente le foyer et s’évacue par le tuyau.
Quelques bémols à ce type de cheminée, s’il est très esthétique, il n’est pas nécessairement rentable car il demande beaucoup d’air pour fonctionner. Or, si l’arrivée d’air n’est pas assez bien régulée, le feu risque de pâtir d’un trop grand souffle. Il est alors nécessaire de le réalimenter extrêmement souvent, soit une consommation énergétique importante. D’autre part, comme il fonctionne avec les courants d’air, l’air chaud qu’il génère est vite temporisé par les courants d’air de l’extérieur. L’isolation n’est donc pas maximale, le rendement d’un foyer ouvert est d’à peine 30 %.

  • Le foyer fermé 

Le foyer fermé, lui, se constitue par opposition au foyer ouvert. Il se définit par son corps de chauffe fait de parois en fonte ou en acier et d’une vitre qui enserrent le feu. Ce type de foyer fonctionne par convection, c’est-à-dire que l’air froid au sol est aspiré par la chaleur de la combustion vers le foyer, puis chauffé, il monte dans le conduit. Il est évacué par des grilles latérales du conduit dans votre pièce et pousse ainsi l’air froid au sol. Parallèlement, les matériaux constituant votre foyer fermé contiennent la chaleur et la diffuse doucement : fonte, vitre, ou encore brique. Plus économique et plus rentable, il est néanmoins moins esthétique que le foyer ouvert. Attention, il ne faut pas le confondre avec l’installation d’un poêle à bois.
Vous pouvez choisir la puissance du foyer entre 4 ou 20 kW selon la taille de votre pièce. Le rendement peut aller jusqu’à 80%. Vous pouvez également équiper votre cheminée d’un système d’étanchéité mais aussi de turbines afin d’aider la propulsion de l’air chaud dans votre maison. Enfin, pour éviter un entretien trop régulier de la vitre, et pour lutter contre les dépôts de la fumée, il est possible d’installer une “vitre propre”. Cette-dernière est accompagnée d’un filet d’air qui circule en permanence entre elle et le feu qui permet de rediriger la fumée.

Le conduit

Le conduit de cheminée désigne donc le tube qui permet l’évacuation des gaz dégagés par la combustion. Il tient un rôle très important puisqu’il permet d’éviter un enfumage ou encore une intoxication aux gaz. Il existe donc quelques règles pour ce conduit. Tout d’abord, son diamètre (qui ne doit pas être inférieur à 180 mm pour un foyer fermé susceptible de fonctionner porte ouverte) ne doit pas être modifié de tout son long. En effet, cela perturberait la trajectoire des fluxs et pourrait vous intoxiquer. Il est bon d’éviter un diamètre trop large, au risque de subir de la condensation. Enfin, il est important de rappeler que le conduit de cheminée nécessite deux ramonages par an.
Plutôt en inox, mais existant aussi en matière flexible, il est possible de poser un conduit simple ou double paroi. Pour plus de sécurité, le second système consiste à installer un deuxième conduit séparé du premier par de la laine minérale. Il permet un meilleur tirage.
Récupérer une cheminée en rénovation demande de faire quelques vérifications du conduit avant la mise en route du foyer. L’âge du logement d’abord, et du conduit ensuite, donne une idée de son état et donc des travaux à faire. L’idéal est de pouvoir identifier l’installateur et, s’il est encore en activité, pouvoir reprendre une mise aux normes avec lui. 

Les normes de la cheminée

Les normes sont assez strictes en ce qui concerne les cheminées, mais dépendent du type de foyer. Voici un aperçu de quelques normes nécessaires pour faire installer une cheminée. Quelle que soit la situation, neuve ou rénovation, il est essentiel de faire appel à un professionnel pour installer ou vérifier une cheminée.

  • Les parties environnantes

Ces dernières (plafond, murs, sol) doivent être correctement isolées. Vous devez isoler le mur sur lequel repose votre cheminée avec de la laine de roche, mais également installer un caisson d’isolation en laine de roche à l’endroit de la hotte de votre cheminée. Enfin, le sol doit être en pierre, marbre … un matériau incombustible.

  • Le conduit

Outre le fait qu’il soit droit, il faut qu’il soit stable, être dans un matériau certifié et s’assurer ainsi qu’il peut résister à la combustion mais aussi être étanche pour éviter de laisser passer les gaz toxiques. Enfin, son diamètre doit être suffisant pour assurer un tirage et un fonctionnement correct de votre foyer.

  • Le conduit extérieur

Le conduit extérieur de la cheminée est tenu à une hauteur de 40 cm minimum. Il doit absolument être protégé de la pluie par un chapeau.

Le principe de la cheminée bouilleur

Il existe un système de récupérateur d’air chaud qui alimente un circuit d’eau, ce dernier conduit jusqu’aux radiateurs ou au plancher chauffant. Il permet d’utiliser sa cheminée comme chauffage central ou en appui à une chaudière au gaz ou au fioul. Le récupérateur peut se situer près du foyer mais aussi à l’endroit des grilles par où s’évacue la chaleur au niveau de la hotte de la cheminée. La cheminée bouilleur est très utilisée dans les maisons passives, puisqu’elle recycle et économise les énergies : avec un matériau combustible, l’utilisateur chauffe la pièce dans laquelle la cheminée est installée, un système de chauffage central et selon la puissance du foyer, un ballon d’eau chaude.

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