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Label e+ c-

Label E+C- : Energie positive et bas carbone, l’avenir du bâtiment

Energie positive et bas carbone, le domaine de la construction entend participer à la transition énergétique. Avec ce label créé en 2016 et remis aux toutes premières constructions en 2017, la démarche se place comme les premières prémices de ce que sera la nouvelle réglementation thermique.

Si le secteur de la construction est visé, ce label ne s’adresse pas qu’à l’habitat, qu’il soit individuel ou collectif, mais aussi au commercial et au tertiaire et peut s’obtenir auprès de plusieurs organismes chargés de vérifier le bon respect des normes.

Exigences énergétiques et performances environnementales sont les bases des calculs nécessaires pour l’obtention de ce label.

Naissance du label E+C-

Le changement climatique passe aussi par le bâtiment. Avec le label Energie + Carbone - (ou E+ C-), le but est de construire désormais des logements à énergie positive et bas carbone, dans la suite des accords de Paris de la COP 21. Ce sont les premiers pas vers un futur standard pour les logements de demain qui débutent aujourd’hui.

Annoncé en juillet 2016 et faisant suite aux anciens label BBCA (Bâtiments Bas Carbone), HQE (Haute Qualité Environnementale) et Effinergie, il se situe donc dans une perspective de la prochaine réglementation thermique.

Lancée officiellement le 17 novembre 2017, cette opération a vu les premiers labels décernés le 15 mars 2017.

Présentation du label E+C-

Ce label n’est donc pas encore une norme et se situe plutôt dans une démarche volontaire. Si les bâtiments à énergie positive ont déjà commencé à s’élever dans le paysage de la construction, afin de ne plus être des consommateurs mais de véritables producteurs de leur propre énergie et même au-delà de leurs propres besoins, leur faible empreinte carbone est une nouvelle étape dans leur histoire. Une faible empreinte carbone qui se calcule sur l’ensemble de leur vie, y compris leur disparition. Le chauffage est d’ailleurs l’un des grands responsables de cette empreinte carbone des logements, pour plus de ⅔.

A qui s’adresse ce label ?

Ce label entre dans le domaine de la construction neuve, qu’elle soit maison individuelle, logement individuel, habitat groupé, logement collectif, construction commerciale et de service.

Ces bâtiments doivent être réalisés en France métropolitaine et doivent, en outre, respecter la réglementation thermique 2012.

Où obtenir le label E+ C- ?

Parmi les premiers labels décernés, ont été octroyés des “Energie 3 Carbone 1”, “Energie 3 Carbone 2”, “Energie 2 Carbone 1”, et “Energie 2 Carbone 2”.

Les niveaux se définissent par exemple ainsi pour des maisons individuelles :

  • Energie 2 : consommation d'énergies non renouvelables inférieure de 30% par rapport à la RT 2012 ;
  • Energie 3 : consommation d'énergies non renouvelables inférieure de 20% par rapport à la RT 2012 ;
  • Carbone 1 : émissions maximales de 1.350 kgCO2/m² ;
  • Carbone 2 : émissions maximales de 800 kgCO2/m².

5 organismes ont été retenus pour délivrer ce label, qui sont :

  • Céquami qui intervient dans le domaine de la maison individuelle en secteur diffus ;
  • Promotelec Services pour la maison individuelle et le logement collectif ;
  • Prestaterre Certifications pour la maison individuelle, les logements individuels groupés et collectifs, les résidences de service, ainsi que les bâtiments non résidentiels ;
  • Cerqual pour le logement individuel groupé et collectif, les résidences services et établissements médico-sociaux ;
  • Certivéa pour tout ce qui touche aux bâtiments non résidentiels.

Comment obtenir le label ?

La certification se réalise en plusieurs étapes. Il faut fournir à l’un de ces organismes, au préalable, pour candidature, tout ce qui concerne les plans et les calculs de métrés de l’ouvrage, ainsi que les calculs concernant l’énergie (Bepos pour Bâtiment à énergie positive) et le niveau carbone (Eges pour Emission de gaz à effet de serre).

Entrent alors en fonction les contrôles de conformité :

  • dans une phase d’études du dossier pour confirmer que la construction correspond bien aux exigences sur le plan énergétique et carbone ;
  • au cours du chantier, pour prendre en compte les éventuelles modifications du projet ;
  • en fin de chantier, en vérifiant l’exposition du bâtiment et ses conditions d’environnement, ainsi qu’en effectuant quelques sondages pour juger de la conformité du bâtiment en regard des plans et calculs de départ.

Si le bâtiment est conforme, le label pourra être remis. Dans le cas contraire, une mise en conformité des points demandés doit être réalisée dans un délai maximum de 12 mois.

Les performances énergétiques

Alors que la RT 2012 s’appuyait sur les seuls chauffage, eau chaude, rafraîchissement, éclairage et autres appareils consommateurs, les performances énergétiques de ce label E+ C- vont plus loin en s’intéressant aussi à des annexes comme peuvent l’être les parkings, les ascenseurs et les parties communes dans le cadre du logement collectif, par exemple.

Selon les niveaux “Energie” visés, les performances demandées peuvent être plus ou moins élevées et faire appel à de la chaleur renouvelable ou à des systèmes plus complexes pour aller jusqu’à atteindre le niveau 4 qui est celui du bâtiment à énergie positive (Bepos) qui produit plus d’énergie qu’il n’en consomme.

Les émissions carbone

Pour cette empreinte carbone calculée sur l’ensemble du cycle de vie, comme le définit l’Analyse de Cycle de Vie (ACV) , la durée de vie est établie sur 50 ans.

Les deux niveaux de bilan carbone (Carbone 1 et Carbone 2) tiennent compte des émissions de gaz à effet de serre, appelées Eges, et de ces mêmes émissions liées aux Produits de Construction et Equipements (appelées EgesPCE).

Le calcul des performances

Si, à ce jour, la démarche reste libre et expérimentale, elle n’en demande pas moins toute une série de calculs à partir de logiciels en approche simplifiée ou en approche détaillée qui ont été agréé dans ce sens et qui sont répertoriés sur le site dédié.

Seront aussi nécessaires les Fiches de Déclaration Environnementale et Sanitaire (FDES) permettant de reconnaître officiellement les incidences des produits entrant dans la construction.

L’évolution en regard de la RT 2012

En obtenant le label E+ C-, il est alors possible d’obtenir le label BBCA sous réserve d’avoir au moins le niveau Energie 1 Carbone 2. De la même façon, il sera possible de satisfaire au label Effinergie 2017 avec un niveau minimum Energie 2 Carbone 1.

Une fois l’expérimentation de ce label Energie + Carbone - suffisamment avancée, il pourra servir de base à la future réglementation thermique afin de devenir une nouvelle norme dans le domaine de la construction.

L’incidence prix

Pour aborder la question du prix, à ce jour, les premières expérimentations faisaient état d’une incidence de l’ordre de 10 à 25% sur le prix de la construction pour obtenir les différents niveaux E+ C-. Un surcoût qui sera peut-être inférieur lorsque ce type de bâtiment se démocratisera et que la nouvelle réglementation thermique sera mise en place.

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