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Economie circulaire

Une économie circulaire contre le gaspillage

Après avoir vécu des années de développement économique entièrement fondées sur un mode de consommation extrême, voire d’incitation à la consommation, la société est en train, doucement, de changer son regard et de commencer à s’inquiéter sur le devenir de la planète et de ses ressources naturelles.Allié à un développement démographique et à l’arrivée des pays émergents dans ce processus de consommation, il devient nécessaire de préserver ces ressources et de mieux utiliser les cycles de vie.L’économie circulaire a pour but de redonner vie aux produits et d’éviter le gaspillage, à l’échelle nationale, mais aussi internationale, avec des objectifs précis pour assurer l’avenir.En voici donc les principaux enjeux et la feuille de route qui en découle.La définition de l’économie circulaireCette définition de l’économie circulaire peut légèrement varier selon les interprétations qui en sont faites dans les différents pays ou selon ceux qui en parlent et les objectifs qu’ils en attendent.Cependant, sur une vision globale, on parle d’économie circulaire par opposition à une économie linéaire où les produits se créent, ou sont créés plutôt, où ils vivent et meurent avant d’être remplacés par de nouveaux.En économie circulaire, le but est de redonner vie aux produits. Il s’agit donc de lutter contre le gaspillage, qu’il concerne les produits eux-mêmes, mais encore plus tout ce qui a servi à leur réalisation, depuis les matières premières, en passant par l’énergie et toutes les ressources.Ce qu’englobe l’économie circulaireSi le concept est relativement nouveau, sur une idée de seulement quelques années, il s’appuie cependant sur des réflexions un peu plus anciennes, liées au recyclage, mêlées à de nouvelles réflexions comme le principe d’éco-conception. Cette idée de repenser les modes de conception fait, petit à petit, son chemin et passe, ainsi, par 3 domaines et par 7 piliers qui en découlent. On trouve ainsi :

  • l’offre des acteurs économiques
    • Approvisionnement durable : il s’agit de limiter l’impact écologique en sélectionnant des produits et/ou des fournisseurs prenant en compte ces principes préservant l’environnement et les ressources naturelles dans la sélection des matières premières.
    • Eco-conception : c’est la continuité de la démarche précédente dans une Analyse du Cycle de Vie préservant toujours cet impact environnemental.
    • Ecologie industrielle et territoriale : le but est, ici, de créer des synergies inter-entreprises, que ce soit en mutualisant les besoins ou dans le fait que certains déchets industriels pourront devenir des ressources pour d’autres.
    • Economie de la fonctionnalité : plutôt que vendre des produits, il est parfois plus rentable pour tous de vendre un service ou un procédé capable de fabriquer le produit sur place, ce qui évitera des dépenses énergétiques inutiles (transport, par exemple).
  • la demande et le comportement des consommateurs
    • Consommation responsable : il s’agit de bien faire prendre conscience aux consommateurs qu’ils sont aussi des acteurs de la démarche par leurs choix et doivent ainsi s’orienter vers des choix éco-responsables.
    • Allongement de la durée d’usage : il s’agit d’allonger la durée de vie des produits. Plusieurs critères peuvent alors entrer en ligne de compte dans ce principe, que ce soit éviter l’obsolescence programmée des produits, le comportement d’achat parfois irraisonné de consommateurs qui remplace un produit par un nouveau parce qu’il est plus récent alors qu’il ne lui apportera rien de plus ou en trouvant une nouvelle vie à ces produits, auprès d’autres consommateurs.
  • la gestion des déchets
    • Recyclage : c’est le dernier point qui permet de restreindre les déchets et de réutiliser certaines matières contenues dans les produits arrivés en fin de vie plutôt que d’extraire de nouvelles matières premières par ailleurs.

Les enjeux de l’économie circulaireOn voit ainsi que, à partir de ces 7 piliers de l’énergie circulaire, on retrouve principalement 4 enjeux pouvant avoir un impact environnemental positif qui sont :

  • veiller à éviter l’épuisement des ressources naturelles de la Terre ;
  • diminuer les risques de pollution de notre planète ;
  • annuler l’obsolescence programmée parfois organisée par certains constructeurs pour vendre plus ;
  • éliminer l’accumulation des déchets.

Les moyens que se donne l’économie circulairePour ce faire, l’économie circulaire imagine un certain nombre de solutions pour éviter que les produits ne meurent définitivement et puissent entrer dans un cercle de renouvellement bien plus économique pour tous et, avant tout, pour la nature elle-même :

  • concevoir durablement : où l’on retrouve la notion d’obsolescence programmée et faire en sorte que les produits puissent avoir des durées de vie plus longues. Notamment, on retrouve aussi la notion de “réparable” dans cette durabilité. Un logo sera ainsi créé pour preuve du caractère réparable des produits et un portail internet plus accessible pour les plaintes des consommateurs ;
  • consommer autrement : en responsabilisant aussi les consommateurs dans leurs actes d’achat ;
  • redonner vie au produit en le mutualisant, afin qu’un produit n’ayant plus cours dans une entreprise ou devenu déchet, puisse être utilisé par une autre ;
  • redonner vie à la matière avec des produits facilement démontables pour récupérer les composants nécessaires. La Responsabilité Engagée des Producteurs (REP) est un concept qui tend à faire supporter financièrement aux entreprises responsables le poids de fin de vie des produits, que ce soit en organisant directement les filières de recyclage ou en versant une contribution aux collectivités les gérant. Le Gouvernement entend mettre en place de nouvelles filières REP en ce qui concerne, par exemple, les jouets, les articles de sport, les emballages de restauration, les mégots, les téléphones portables, etc. En parallèle, un accompagnement des TP est des PME est mis en place pour lutter contre le gaspillage. Et, pour mieux redonner vie au recyclage, la taxe sur les activités polluantes sera revue à la hausse pour les exploitants de décharges et d’incinérateurs et contrebalancée par des aides incitatives à l’économie circulaire et une baisse de la TVA pour les collectivités favorisant le tri.

Des objectifs précisOn peut aussi citer quelques objectifs chiffrés déterminés par le Gouvernement pour faire, de cette économie circulaire, une réussite :

  • augmenter le rapport entre le Produit Intérieur Brut et la consommation nationale de matières de 30 %, ce qui revient à consommer moins de matières ou à mieux les recycler ;
  • réduire de 10 % les déchets ménagers entre 2010 et 2020 ;
  • réduire la mise en décharge de 50 % entre 2010 et 2025 ;
  • atteindre un résultat de recyclage des produits non dangereux de 65 % ;
  • réaliser 100 % de recyclage des plastiques d’ici 2025.

Ces mesures entrent dans le contexte de la loi sur la transition énergétique et dans une tendance internationale plus générale d’engagements pour la croissance verte et devraient avoir, de plus, des retombées économiques intéressantes, ne serait-ce que par la création de 500.000 emplois dans ces nouvelles filières du recyclage.

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