mesure de la pression atmosphérique

Baromètre pour la mesure de la pression atmosphérique

 

Issu du grec ancien, báros, bar signifie “pesanteur”. Aujourd’hui, le symbole du bar représente l’unité de mesure de la pression des fluides et est notamment utilisé dans le cadre de la mesure de la pression atmosphérique. Il est également très usité dans le cadre du chauffage afin de contrôler la pression présente dans les circuits hydrauliques.

Qu’est-ce que le bar ?

La valeur et la conversion du bar

Avec une valeur de 100 000 pascals, 1 bar peut présenter les équivalences suivantes :

  • 100 kilonewtons par mètre carré
  • 1 kilogramme-force par centimètre carré
  • 10 mètres de colonne d’eau
  • 0 bar gauge

Il est à noter que la pression atmosphérique, lorsqu’elle ne souffre pas d’anomalie, est proche de 1 bar.

L’utilisation du bar

Souvent rencontré en tant qu’unité de mesure en hydraulique, le bar permet alors de quantifier la valeur manométrique de certains équipements tels que le surpresseur ou la pompe, et bien sûr le réseau de chauffage. Il est aussi utilisé dans le secteur de l’aéronautique ou en météorologie.

Le bar dans le circuit de chauffage

Dans un circuit de chauffage hydraulique, le bar permet donc de mesurer la pression. Si celle-ci n’est pas correcte, alors le fonctionnement du chauffage ne le sera pas plus. En effet, si elle est trop élevée ou, a contrario, trop faible, divers problèmes peuvent être alors constatés dans le réseau.

C’est grâce au manomètre, installé sur ce même réseau, à proximité immédiate de la chaudière, qu’il est possible de s’assurer de la bonne pression. Selon les modèles, le manomètre se présente sous la forme d’un cadran ou de voyants lumineux. Dans le cas du cadran, sont alors représentées plusieurs zones :

  • la zone verte : zone dans laquelle il convient de régler la pression du circuit hydraulique
  • la zone rouge : zone indiquant une pression critique (trop élevée)

1 bar minimum pour la chaudière

Afin de pérenniser le matériel, il est recommandé de maintenir une pression minimale de 1 bar concernant l’eau de la chaudière quel que soit le combustible utilisé (gaz, bois, fioul) et quel que soit son principe (à condensation, classique…). Dans la pratique, cette pression est d’ailleurs maintenue entre 1 et 1.5 bar, sauf mention contraire indiquée par le constructeur du matériel.

Mais la pression à appliquer dans le réseau est également fonction de la typologie des lieux. En effet, s’il est question d’un bâtiment à chauffer disposant de plusieurs niveaux, il faudra alors en tenir compte. Le point le plus haut de ce bâtiment doit pouvoir afficher une pression oscillant entre 0.2 et 0.5 bar. La différence de hauteur entre le point de chauffe le plus élevé et le vase d’expansion placé à proximité de la chaudière est calculé en mètres de colonne d’eau. 

La mise en pression du circuit de chauffe

Afin de disposer de pression dans le circuit de chauffe, il faudra le mettre en eau. C’est en effet ce liquide qui, une fois le réseau remplit, imposera une certaine pression qui, comme déjà précisé, ne devra être ni trop basse ni trop haute. Sa circulation permettra ensuite de chauffer les différentes pièces du bâtiment.
Pour un fonctionnement optimal, les éventuelles bulles d’air devront être chassées au profit de l’eau, une action qui se réalise via la vis de purge manuelle ou automatique (installée sur le point le plus haut du circuit : radiateur et/ou tuyauterie). Le remplissage doit se faire jusqu’à l’obtention de la pression attendue par le constructeur. Il est à noter que, pour faciliter l’élimination de ces bulles d’air, et donc arriver à une pression idéale dans le réseau de chauffe, il faudra en passer par des opérations d’allumage et extinction de la pompe.

Exemple pratique

Pour exemple, un logement doté de deux étages affichant un écart de 10 mètres de colonne d’eau (soit 1 bar) se verra appliquer une pression initiale (au niveau de la chaudière donc) de 1.2 à 1.5 bar afin de disposer, au point le plus haut du réseau, d’une pression de 0.2 à 0.5 bar. Ce surplus de pression permet effectivement de compenser le déplacement vertical des fluides caloporteurs dans le réseau et la perte de pression. Cette perte étant estimée de 1 bar par tranche de 10 mètres de dénivelé.

Le contrôle de la pression dans le circuit de chauffage

Un bon niveau de pression est nécessaire pour garantir à la fois un bon fonctionnement et une bonne durée de vie des équipements de chauffage. Si une pression trop élevée est capable de générer des dysfonctionnements, une pression trop basse sera également néfaste pour le système.

Afin de contrôler et, dans le même temps, de maintenir la pression à un niveau adapté, trois éléments s’avèrent indispensables, à savoir le vase d’expansion, le manomètre et la soupape de sécurité.

Le vase d’expansion

Le vase d’expansion est un ballon capable de contenir les légères variations de pressions qui peuvent être constatées dans le réseau. Cette variation est notamment due à la température de l’eau qui se dilate et se rétracte selon les cas. Le rôle du ballon présent au coeur du vase d’expansion est donc de maintenir une pression linéaire dans le réseau en absorbant la variation.

Le manomètre

Systématiquement installé sur les réseaux incluant une chaudière, le manomètre est un outil qui permet de vérifier, en tout temps, le bon niveau de pression. Dans la plupart des cas, il est gradué entre 0 et 4 bars (voire 10 bars sur certains modèles) et se positionne à proximité des vannes de remplissage, à la surface de la chaudière ou sur les tuyaux.

La soupape de sécurité

Enfin, la soupape de sécurité est un élément impératif pour toute chaudière installée. C’est cette pièce qui pourra garantir aussi bien la durabilité des équipements (que ce soit la chaudière, les radiateurs et la tuyauterie) que la sécurité des occupants. En effet, la soupape a pour rôle de s’ouvrir afin de laisser sortir une partie de l’eau contenue dans le réseau dans le cas où la pression se révèle trop élevée. La soupape entre généralement en action lorsque le réseau affiche une pression supérieure à 3 bars.

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